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Le 12 novembre 2013 à 11:30

Retour sur le dîner accords mets et vins

Jeudi soir, le Bistrot de Paris accueillait les gourmands pour un dîner haut en couleurs ! 


L'automne était dans votre assiette et les vins choisis pour l'occasion n'ont pas laissés de marbre les participants...


Amuse-bouche :
Crème de potiron


Entrée :
Terrine de Saint-Jacques

Acidité et sensation salée, texture fondante pour cette entrée.
Le Chablis 'Montée de Tonnerre' 2010 de Sébastien Christophe répondait parfaitement aux échos du mets par l'énergie qu'il déploie, jonglant entre salinité, notes de coquillages, et une fraîcheur bien contenue. Malgré une phase un petit peu retenue, ce vin offrait un accord remarquable et remarqué. 


Le riesling d'Alsace sculpté par Agathe Bursin, vigneronne de grand talent au cœur de la vallée Noble, au sud de l'Alsace offrait un bel éclat mâtiné de puissance. Son très léger sucre résiduel a donné une superbe alliance avec la sensation salée de la terrine. Mais malgré un beau cru, cet accord, quoi que cohérent, a semblé moins charmer notre auditoire.

Plat :
Sauté de biche
Le plat de biche et de légumes anciens réclamait des vins à forte personnalité, capables de supporter une sauce puissante, intense et à la sensation finement sucrée, voire caramélisée.


Le Cornas 2006 Renaissance de Clape, vigneron remarquable, révélait une force certaine mais un petit peu contenue à ce stade, soulignant une fin de bouche un peu anguleuse. Du coup, sa finale souffrait d'un manque de tension, conforté par le fait que le vin révélait une merveilleuse élégance en termes de structure. Sans doute lui manquait-il un peu de volume de bouche.
Et c'est alors que le Châteauneuf du Pape du domaine Pierre André 2006 entre en scène. Domaine merveilleux, révélant un vin profond, intense, immense. Tonalités cacaotées, épicées, de garrigue, herbes aromatiques faisant écho à la texture de la sauce, du plat. Richement doté, le vin révélait l'intensité de la sauce tout en prolongeant le plaisir grâce à une persistance dépliée, pleine et généreuse. Les tanins fondus du vin facilitaient un échange jugé comme parfait. Un point d'orgue dans ce repas. 


Dessert :
Tarte aux noix du Périgord


Le gâteau aux noix, sucré et riche, se nourrissait de belles noix, pondérant la sensation du sucre. Le Maury blanc déployait énormément de puissance par sa structure tout en impulsant une persistance raffinée, rappelant les fruits secs, les épices douces et se calant à merveille aux sensations gustatives offertes par le dessert. Accord aussi délicieux que surprenant. Belle découverte !