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Le 4 juin 2012 à 08:28

Comprendre les primeurs à Bordeaux

Début avril, tous les projecteurs de la presse internationale du vin éclairaient Bordeaux.
Depuis, on entend beaucoup parler des vins qui sortent "en primeur".
 
Mais de quoi s'agit-il ? Explication.
Événement incontournable pour tous les acheteurs de vins de Bordeaux, la semaine des primeurs permet aux producteurs de faire découvrir le millésime en cours d’élevage.
Cela étant, seuls les crus confirmés, principalement dans les appellations de la Rive Gauche (Médoc) et Rive Droite (Libournais), proposent l’achat en primeur.
 
Il est difficile de donner un nombre précis de châteaux qui vendent une part de leur récolte de cette façon, car cela varie en fonction de la réputation du millésime. On pourrait dire que cette activité présente entre 2% et 5% du volume total de vin produit à Bordeaux, mais entre 10% et 20% de la valeur, et surtout une grande part de la couverture médiatique.
Le marché des primeurs peut être un sujet délicat pour les non-initiés. En effet, il s’agit pour les professionnels de la filière (journalistes et acheteurs) de décortiquer le potentiel de vins qui ont été vinifiés, qui sont en cours d’élevage et qui ne sont pas encore mis en bouteille.
 
 
Mais à quoi servent les primeurs ?
 
L’achat en primeur repose sur 2 leviers fondamentaux :
-       Il permet aux amateurs de réserver un vin rare 2 ans avant sa livraison (vin que l’on n’est pas sûr de trouver sur le marché après la mise en bouteille),
-       Il permet de réserver des vins au prix le plus avantageux, celui-ci ne cessant de s’apprécier par la suite.
 
Ce système permet à la propriété de financer la récolte en cours d’élevage.
 
Cependant, il est parfois décrié, du fait des prix exceptionnellement élevés atteints pour les 2 derniers millésimes (2009 et 2010).
Pour moi, particulier, cela a-t-il du sens d’acheter en primeurs ?
 
Oui, à condition de respecter plusieurs conditions :
1.     Les niveaux de prix sont déterminants,
2.     Se référer à plusieurs critiques,
3.     Choisir un intermédiaire (négociant marchand) ayant la solidité financière pour livrer les vins d’ici la mise en bouteille,
5.     Se remémorer qu’on achète sans avoir goûté soi-même, en se fiant à la bonne foi et à la compétence de dégustateurs plus ou moins experts,
 
 
Et vous, avez-vous déjà acheté des primeurs ?