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Le 7 septembre 2012 à 10:57

Classement de Saint-Emilion : le verdict est tombé

À Saint-Emilion et dans le monde entier c’est l’effervescence : le classement tant attendu est enfin sorti. Après l’annulation du dernier en date et les levées de boucliers suscitées par ses adeptes comme par ses détracteurs, inutile de préciser que l’on attend beaucoup de ce renouveau.
 
Pour plancher sur le sujet, une commission de sélection composée de professionnels membres (ou ex-membres) de l’INAO, tous extérieurs à la région bordelaise.
 
Les critères retenus pour juger chaque propriété étaient en premier lieu la dégustation : les 10 derniers millésimes ont été testés pour les grands crus classés, et les 15 derniers pour les 1ers. Entraient également en jeu la notoriété (à travers la valorisation du site, les projets oenotouristiques…) ou encore la conduite du vignoble. Suite à l’évaluation de ces points, une note a été attribuée à chaque candidat : pour obtenir le  titre de 1er cru classé, un 16 était requis.
 
Sur les 95 dossiers présentés, 13 ont été refusés. 82 propriétés ont donc été classées, dont 18 en « 1er Grand Cru Classé ».
 
Et au sommet, c’est la surprise : Cheval Blanc et Ausone accueillent dans le cercle très fermé des 1ers Grands Crus Classés A les Château Pavie (propriété de Gérard Perse) et Angélus (Hubert de Boüard).
 
4 châteaux intègrent les 1ers Grands Crus Classés B : Canon-La-Gaffelière, La Mondotte, Valandraud et Larcis-Ducasse et un château (Magdelaine) sort du classement suite à sa fusion avec le Château Belair-Monange, déjà 1er Grand Cru Classé B.
Une quinzaine de propriétés rejoignent quant à elles la famille des Grands Crus Classés (parmi lesquelles les châteaux Barde-Haut, La Commanderie, de Ferrand, Fombrauge, Faugères, Péby Faugères, de Pressac, Quinault l’Enclos…).
 
Ce nouveau classement fait donc des heureux,  mais également des déçus, car les enjeux économiques sont de taille. Pour ces déclassés, le temps va sembler long avant la prochaine remise en question de ce jugement, prévue dans 10 ans. De nouvelles contestations risquent-elles de surgir comme en 2006 ? On attend pour le moins des réactions très vives…
 
Dans tous les cas, et malgré les critiques, le classement de Saint-Emilion reste une référence pour toute la viticulture française, puisqu’il est le seul à oser remettre en cause la notoriété et le travail de grandes propriétés tous les 10 ans, au contraire d’autres classement qui eux, n’ont pas bougé ou très peu depuis des décennies.