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Le 24 décembre 2014 à 10:09

Accords de fêtes : quels vins avec la bûche de Noël ?

Que boire cette année avec la bûche de Noël ?  
Votre repas de fête s’est bien déroulé ? Alors autant bien le terminer !  
Qui n’a pas fait l’expérience manquée d’un champagne brut  sur une bûche de Noël au beurre - ou pire - au chocolat ou au café ? Mais qui donc a eu cette idée ? On déguste un vin au PH très bas, vif, gazeux, vineux et sans sucre sur un dessert sucré, gras, immensément persistant et amer en finale (chocolat ou café).
Changez les habitudes : Si cette année vous êtes invités à Noël et que votre hôte, pour associer à la bûche, vous sort un champagne d’un producteur qu’il connaît par le copain d’un copain alors, proposez-lui une alternative ! 
Vous souhaitez rester sur un champagne ? 
Pensez aux demi-secs (32 à 50g de sucres / l) et aux doux (> 50g de sucre / l). Idéalement, il faudra pour accompagner ce vin choisir une bûche au parfum bien particulier : caramel, vanille, fruits à chair jaune.    

Avec la bûche au chocolat : si la base est au chocolat noir, il va falloir un vin apte à contrebalancer la force cacaotée et l’amertume.   Les VDN (vins doux naturels) rouges rempliront très bien ce rôle. Direction les Pyrénées Orientales avec les VDN Maury et Banyuls élevés en milieu réducteur « rimage », « vendange », « récolte » et « vintage » pouvant apporter leurs sucres, leurs fruits rouges et une trame tannique suffisante pour contrer le chocolat. Les Portos Ruby avec un LVB (Late-Bottled-Vintage) ou encore mieux un Vintage seront magnifiques de fruits noirs, d’épices et de touche cacaotée. 

Avec la bûche aux fruits exotiques : parfait avec des vins moelleux et liquoreux. En premier lieu, on pourra choisir la Vallée de la Loire avec ses coteaux-du-layon, quart de chaume, bonnezeaux, coteaux de l’aubance. Les notes exotiques, de miel d’acacia et d’écorces d’agrumes du chenin blanc feront merveille à table.   Les vins d’Alsace avec des vendanges tardives ou sélections de grains nobles en muscat ou gewurztraminer (parfums exotiques) sauront agréablement s’harmoniser avec une bûche aux litchis ou à l’ananas.   Les VDN à base de muscat tel le beaume-de-venise du Cap Corse ou de Saint-Jean-de-Minervois donneront des arômes d’oranges et de miel qui s’accorderont avec le dessert.   Dans le sud-ouest vous pourrez ouvrir un gaillac doux à base de loin de l’œil (cépage) avec ses notes de coing et de miel, un jurançon avec son miel floral et son bouquet exotique, un pacherenc-du-vic-bilh et son nez d’abricot et de mangue ou un monbazillac et son nez de fruits confits et de mirabelle.  

Avec la bûche au café :   l’idéal serait de déguster un café frais et acidulé d’Ethiopie tel un Moka Sidamo, Moka Harrar ou Moka Yrgacheffe pour l’accord parfait. Mais certains vins peuvent admirablement remplir ce rôle. Le premier d’entre eux est un vin du sud de l’Espagne : le P.X. Abréviation du cépage pedro ximenez, il est cultivé dans la région du vignoble andalou (Montilla-Morilles, Malaga, Xérès). Les grappes sont exposées au soleil pour un passerillage hors souche dans le but d’augmenter la concentration en sucre des baies suite à l’évaporation de l’eau. Son nez est digne d’une grande liqueur de café avec ses arômes de moka, de fumée, de cacao amer, de boisé. Un compagnon sirupeux qui permettra de terminer un repas pantagruélique.
Pour conclure, en lisant un vieil article sur les vins et desserts de 1985, il était écrit : « les desserts c’est le pont aux ânes des amoureux des vins ».   Phrase qui fait bien sourire, aujourd’hui la palette de vins sucrés nous étant offerte permet de trouver la solution et le plaisir d’associer parfaitement un vin et un dessert. Alors régalez-vous !