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Le 14 avril 2021 à 14:50

Quelle importance doit-on accorder au degré d'alcool d'un vin ?

Qui n’a jamais vu, lors d’un dîner son voisin observer l’étiquette d’une bouteille de vin pour connaître son degré d’alcool sans savoir réellement de quoi il s’agit. Que faut-il penser du degré d’alcool d’un vin ? Est-ce une information primordiale ?


Aujourd'hui, Prodégustation, N'1 des cours oenologie en France,s'est alliée à My Vitibox, spécialiste de la box vin, pour répondre à toutes vos questions grâce à une petite chasse aux idées reçues…


L’alcool est un composant indispensable du vin, résultat de la fermentation alcoolique, qui transforme le sure du jus de raisin en alcool ; ce dernier représente généralement entre 12 et 14% du volume total d’un vin, et sa teneur (également appelée titre alcoométrique est indiquée sur ‘étiquette, c’est la loi.


Tous les vins ne sont pas égaux face au degré d’alcool, mais ils le doivent autant à leur climat, à leur cépage, qu’aux pratiques culturales mises en place par le vigneron. De manière schématique, els vins du Sud sont généralement plus généreux (en alcool) que les vins du Nord, conséquence évidente de l’intensité lumineuse et de la durée d’ensoleillement, à l’origine de la photosynthèse qui apporte le jus sucré dans la baie. A ce propos, vous pouvez vous former à l’œnologie pour comparer les caractéristiques des différentes régions grâce aux cours Prodégustation, leader des cours œnologie.


Choisir son vin en fonction de son degré d’alcool, c’est perdre de vue l’essentiel, ce qui fait l’équilibre d’un vin : c’est son harmonie entre ses différentes composantes, dont l’alcool. Récolter un raisin moins mûr, donc moins sucré, dans le seul but de produire un vin moins alcoolisé n’aura que pour effet l’élaboration d’un vin à partir d’une matière première imparfaite, aux arômes végétaux, à la texture raide, à l’acidité plus mordante. Derrière, l’œnologue ne pourra que tenter de corriger cette matière première déficiente. 


Les plus anciens se souviennent qu’au début des années 1990, beaucoup de vins de Bordeaux titraient 11,5 à 12 degrés mais étaient alors récoltés en sous-maturité et copieusement chaptalisés. Saint-Emilion, Saint-Julien, Sauternes…Ces appellations vous font rêver ? Ces terroirs de légende vous livrent tous leurs secrets le temps d’une dégustation inoubliable avec l’équipe Prodégustation.


Aujourd’hui, dans le sud de la vallée du Rhône ou dans le Languedoc, il est souvent délicat de récolter certains cépages (notamment la syrah) même à 12 degrés potentiels, car si le sucre est là, les peaux n’ont pas la maturité requise pour faire un grand vin. Car c’est là que se situe le cœur du sujet : le seul moyen d’élaborer un grand vin, c’est de cueillir le raisin à son optimum de maturité, peau et jus. Même si le degré final atteint parfois 13 voire 14 degrés, cela vaut toujours mieux que d’avoir un vin au toucher rugueux et aux parfums végétaux parque le raison a été cueilli trop tôt. C’est d’ailleurs l’un des enjeux de la nouvelle donne climatique que l’on observe depuis près de deux décennies, certains allant jusqu’à évoquer un réchauffement climatique.