Fermer la fenêtre

Votre article a bien été ajouté au panier

Le Blog

Partager sur facebook Partager sur twitter

Cépages et appellations

Le 18 mai 2018 à 15:08

Pourquoi les grands crus sont-ils si chers ?

Si le nouveau monde concurrence de plus en plus fortement de nombreux vins français, il est un domaine auquel ceux-ci ont du mal à s’attaquer : celui des grands crus. Bien sûr, il existe dans tous les pays des vins au niveau de prix de nos Grands Crus, mais cela reste anecdotique face à la quantité de vins hauts de gamme produits en France. Alors pourquoi de tels prix ?


 


La notion de Grand Cru existe principalement dans deux régions viticoles : Bordeaux et la Bourgogne. En Bourgogne, c’est dès le 11ème Siècle que les moines ont commencé à distinguer les meilleures parcelles des autres. A Bordeaux en revanche, la dénomination Grand Cru fut instaurée en 1855 et compte 61 châteaux, classés de Premier à Cinquième Grand Cru. Dans les deux cas, ce qu’il faut savoir est que pour mériter ce titre de Grand Cru, la production du vin doit respecter plusieurs règles de culture très précises : une origine géographique strictement encadrée, la taille de la vigne, le mode de récolte du raisin, les durées moyennes d’élevage du vin, etc. Et tout cela a bien sûr un coût important comparé aux vins plus ordinaires !


Malgré cela, il faut savoir que le coût moyen de production d’une telle bouteille du cep de vigne à la bouteille, en passant par les vendanges, l’élevage, ainsi que le prix du verre et du bouchon lors de l’embouteillage dépasse rarement les 20 euros, mêmes pour les plus grands vins. S’ajoutent à cela des frais d’installation (les barriques dans lesquelles le vin vieillit), des frais de sécurité et les frais de fonctionnement de l’entreprise (entretien, marketing, etc). Ensuite, il faut prendre en compte les frais de foncier à amortir, et pas des moindres, qui représentent en fait le loyer du domaine et peuvent être parfois très élevés pour les grands domaines. On arrive donc à un total de coût de production qui avoisine bien souvent les 40 euros pour une bouteille.


 


Mais alors, pourquoi des bouteilles à plus de 1000 euros ?


 


Cela s’explique  d’abord bien sûr par l’effet rareté. Ces bouteilles sont finalement produites en quantité réduite ce qui permet aux propriétés de les vendre largement plus chères que les couts de revient.


Ensuite, un effet d’ostentation assez clair pousse les gens qui en ont les moyens à se faire concurrence pour acheter ces vins, ce qui augmente encore les prix, d’autant plus que le nombre de gens jouant à ce jeu-là a explosé depuis le décollage économique de l’Asie (notamment la Chine) dans les années 2000. Donc 10 fois plus de riches pour toujours autant de vin = des prix qui s’envolent ! A titre d’exemple, le prix d’une bouteille de Pétrus ne dépassait pas 50% du salaire médian lors de sa mise sur le marché dans les années 80, alors que celui-ci lui est désormais entre 1,8 et 6 fois supérieur suivant les millésimes.


Enfin, les intermédiaires (courtiers, négociants…) et distributeurs ajoutent bien sûr leur marge. Malgré cela, ce n’est pas tellement de ce côté-là qu’il faut chercher.  En effet, ces vins très célèbres constituent des produits d’appels pour les distributeurs haut de gamme qui se mènent une concurrence assez rude pour attirer une clientèle fortunée et margent donc généralement moins sur ces vins-là, d’autant plus que les coûts pour acheminer, conserver, manipuler et livrer des flacons aussi précieux sont souvent élevés.


 


Amateurs de grands vins, vous rêvez de déguster des grands crus ? Les cours d’œnologie Les Grands Crus de Bordeaux ou Les Grands Crus de Bourgogne sont faits pour vous !

Le 24 janvier 2018 à 11:45

Pourquoi n’y a-t- il presque jamais d’arômes de raisins dans le vin ?

Nous savons tous que le raisin est la matière première du vin. Alors, vous vous êtes déjà sans doute
demandé pourquoi le vin n’avait presque jamais d’arômes de raisin ? Voici quelques éléments de
réponse !


 


Raisins de cuve et raisins de table, quelle différence ?



La majorité des raisins de cuves (utilisés pour le vin) ne sont pas utilisés pour consommer à table et
sont très différents des raisins des tables. En effet, ces derniers possèdent plutôt une pulpe ferme et
croquante tandis que les raisins de cuves, d’une plus petite taille, sont bien plus juteux et très
aromatisés. Les arômes des raisins de cuve sont en réalité très différents de ceux des raisins de table.
Et il est donc logique que le vin, fabriqué à partir de raisins de cuve, n’ait ni le goût ni l’arôme des
raisins de table. Une pomme granny n’a ni le goût ni l’arôme d’une pomme Golden ? Et bien c’est
pareil avec nos chers raisins !



Mais alors, d’où viennent les arômes du vin ?



Le vin contient des arômes naturels qui s’ajoutent tout au long de sa fabrication. Il arrive que quand
vous dégustiez du vin, vous retrouviez des goûts de citron, de fruits rouges ou de roses par exemple.
Il ne s’agit pas d’arômes purs, mais d’une structure moléculaire proche de celle présente dans ces
aliments.



On peut distinguer 3 catégories d’arômes, avec des origines différentes :
Les arômes primaires proviennent du cépage et du terroir : la pulpe et les pellicules des
raisins contiennent des composés organiques dont une grande partie est aromatique.
Les arômes secondaires proviennent de la fermentation. De nouveaux aromes lactés ou
beurrés sont créés par l’activité des levures et bactéries pendant la fermentation alcoolique.
Certains facteurs peuvent influencer leur variation : le type de levure ou la température
pendant ce processus.
Enfin, les arômes tertiaires proviennent de l’élevage et du vieillissement du vin. Ces arômes
varient par exemple selon le type de bois utilisé lors de l’élevage du vin en fût.
Ces transformations et ces techniques modifient très profondément la chimie du jus de raisin et ces
composants aromatiques. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous ne retrouvons que très
rarement l’arôme du raisin de cuve dans nos verres de vins.



Pour en savoir plus, rendez-vous au cours d’oenologie VOG 2 chez Prodégustation afin d’être le roi
des arômes lors de votre prochain apéro entre amis ! Pensez aussi à l'idée cadeau vin My Vitibox, la box vin qui vous permettra chaque mois de découvrir des belles bouteilles ! 

Le 6 décembre 2017 à 17:12

Que peut-on déjà dire du millésime 2017 à Bordeaux ?

Cette année est une année particulière pour le vignoble Bordelais qui aura subi les aléas climatiques durant toute l’année. L’heure est aujourd’hui au bilan et les perspectives du millésime 2017 se dessinent.


 


Une maigre récolte


Le gel de la fin du mois d’avril, pleine période de croissance des raisins, et la grêle fin août, en pleine période de maturation, juste avant les vendanges, aura été une double peine pour les vignerons bordelais. Plus de la moitié du vignoble a été touchée,  les récoltes sont très faibles et les inégalités palpables en fonction des appellations. Il faut remonter 26 ans en arrière, en 1991, pour retrouver situation pareille. Ces faibles récoltes ont ainsi un impact direct sur le nombre de bouteilles pour 2017, qui sera inférieur de 375 millions par rapport à l’année précédente, soit une chute du nombre de bouteilles de près de 50%, qui entrainerait un manque à gagner de 2 milliards d’euros selon le CIVB (Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux). Ces effets ne seront visibles qu’à partir de 2018 et 2019, d’un point de vue économique.


2017 synonyme de qualité ?


Si  2017 n’est pas synonyme de quantité, le millésime aura l’avantage de rimer avec qualité ! Allan Sichel président du CIVB décrit des blancs secs  « à la fois frais, vifs et aromatiques ». En 2017 les moelleux aussi seront de jolis millésimes : à Sauternes et Loupiac, la botrytisation - ou pourriture noble qui a pour effet de concentrer les grains en sucre - a eu du mal à s’installer, mais le temps clément fin septembre a fait apparaitre le botrytis si rapidement qu’il a été nécessaire d’embaucher davantage de vendangeurs pour les récolter à temps. Quant au "peu de vin rouge produit" selon les mots d’Allan Sichel, on note « une belle expression aromatique, de la couleur, du fruit et de la fraîcheur" avec une certaine souplesse et équilibre en bouche. Un beau millésime.


Espérons donc que 2018 soit une belle année pour ce beau vignoble Bordelais en quantité et en qualité !


Et si vous voulez en découvrir davantage suivez un cours d'oenologie sur les Secrets des bordeaux ou sur les Grands crus de Bordeaux ! Et pour varier les plaisirs, pensez aussi comme idée cadeau vin à la box vin My VitiBox ! 


 

Le 19 décembre 2016 à 15:00

La grande histoire des appellations

« Appellation et terroir, c’est plus ou moins la même chose non ? » Pour l’amateur, ces deux termes évoquent des notions proches mais pas équivalentes. Le terme de terroir se réfère entre autres au sol, au sous-sol, au climat, à l’exposition au soleil, au dénivelé du sol, et même à un ensemble de traditions viticoles qui unissent les vignerons d’un endroit. L’appellation est quant à elle une notion juridique qui s’appuie sur une aire bien délimitée de culture de raisin et des règles précises de production.


Pour comprendre plus en détails les appellations, Prodégustation, spécialiste du cours d’œnologie, et My Vitibox, celui de l’abonnement vin vous explique tous les petits secrets des AOC.


Comment sont nées les appellations ?


Au temps de l’Empire romain, un vin gaulois n’était qu’un vin de Gaule, qu’il vienne de Burdigala, de Massilia ou de Lutèce. Le vin était réduit à son pays d’origine jusqu’à l’époque du christianisme où l’origine du vin a pris davantage d’importance.


C’est à l’Eglise chrétienne que l’on doit le souhait de différencier les régions de provenance du vin. En effet, après la chute de l’Empire romain au IVème siècle, l’Eglise s’attelle à conserver la culture du vin en France et les moines endossent alors le rôle de garants des pratiques viticoles. Œnologues de leur temps, ils ont significativement amélioré la qualité du vin produit en France, et ont surtout, par des méthodes propres à chaque abbaye, contribué à différencier les vins.


La deuxième révolution industrielle a eu lieu et les normes et règlements se multiplient et les normes et règlements se sont multipliés: pourquoi ne pas les appliquer au vin ? C’est dans ce contexte que naît le concept d’Appellations d’Origine Contrôlée (AOC) et qu’en 1935, l’Institut National des Appellations d’Origine voit le jour et commence à codifier région par région les aires de production et les méthodes de culture et de vinification.


Comment est établie une Appellation d’Origine Contrôlée ?


« Mais si chaque vigneron a un savoir-faire différent et si chaque hectare de vigne est différent, comment l’INAO s’y retrouve ? ». C’est vrai, découper le vignoble français en appellations implique de renoncer à certaines subtilités de terroir et de savoir-faire. C’est donc après l’étude de plusieurs terroirs d’une région géographique donnée et des techniques de vinification utilisées que l’AOC est déterminée : une aire délimitée de production est établie, avec un certain encépagement, un rendement maximal à l’hectare, une taille de la vigne spécifique, et des méthodes de culture et de vinification imposées, tout cela est rédigé dans un cahier des charges et fait l’objet de contrôles.


50 nuances d’appellations.


Grâce à ce système, on donne donc une existence légale aux terroirs au sens large en s’intéressant à ce qui réunit plusieurs terroirs voisins plutôt qu’à ce qui les différencie. Ensuite, charge aux vignerons, dans le cadre de ces règles, d’exprimer leur terroir propre en faisant parler leur talent. Mais il reste tout de même un problème de hiérarchisation ! En effet, entre l’immense Saint-Chinian en Languedoc et le minuscule village de Savigny en Bourgogne (3000 vs 300 ha), il y a des grosses différences ! Si certaines régions disposent de systèmes de classement (principalement Bordeaux et la Bourgogne), il faut espérer que les prix reflèteront la qualité, ce qui, comme vous le savez, est loin d’être toujours le cas ! Bref, pour l’amateur, une bonne culture viticole (donnée de préférence par un abonnement vin My VitiBox) et de bonnes compétences (apprises grâce aux cours Prodégustation) en dégustation restent la meilleure assurance de bien gérer ses achats de vins et déguster de belles bouteilles !


Maintenant que vous savez tout, découvrez les différentes appellations proposées par My Vitibox avec sa box vin que vous recevez chaque mois pour votre plus grand plaisir !

Le 30 décembre 2015 à 06:00

Apprenez à reconnaître facilement les 6 principaux cépages du vin rouge

Vous avez peut-être déjà entendu des gens autour de vous commenter des assemblages en dégustant, et cela vous a titillé. Cela veut donc dire qu’on peut reconnaître les cépages qui composent un vin ? Et bien oui ! Mais avant de savoir estimer à la louche l’assemblage que vous êtes en train de déguster, il va falloir apprendre à reconnaître les cépages un par un. Il faut un peu de méthode pour progresser en dégustation !


Donc comment faire ? Il va falloir apprendre à reconnaitre la signature aromatique de chacun des cépages pour les retrouver. En effet, chaque cépage a des arômes caractéristiques qu’on retrouve très souvent chez celui-ci et qui sont sa « signature ». Bien sûr, certains arômes se retrouvent dans plusieurs cépages, et tous les arômes de la signature aromatique ne se retrouvent pas systématiquement dans chaque vin élaboré à partir du cépage. Et pour ne rien simplifier, d’autres arômes, qui ne sont pas issus du cépage, s’invitent souvent dans les vins. Ces derniers peuvent venir du terroir, de la vinification, etc.


C’est pour cela qu’il est indispensable de bien connaître les signatures aromatiques complètes des grands cépages rouges. En effet identifier un arôme clé est bien souvent insuffisant, car celui-ci peut correspondre à plusieurs cépages. En revanche, identifier une combinaison d’arômes est déjà beaucoup plus fiable.


Pour apprendre à reconnaître les grands cépages rouges, reportez-vous à notre tableau ci-dessous, et n’hésitez pas à l’imprimer pour déguster avec, tous les experts s’accordent à dire qu’on progresse beaucoup plus vite en dégustant avec un support visuel.


A chaque cépage ses arômes clés.


Si vous souhaitez bien comprendre la signature aromatique complète de chaque cépage ainsi que leur empreinte gustative sur votre palais, rendez-vous dans notre cours d’œnologie académique VOG 3. Celui-ci s’intitule « cépages et terroirs » et vous permet d’apprendre pendant 4 heures avec un sommelier formateur à reconnaître les cépages à la dégustation. En outre, vous y découvrirez les liens qui unissent cépages et terroirs et vous y apprendrez quelques compétences bonus (savoir décrypter une étiquette, bien gérer sa cave à  vin…) toujours très utiles pour les amateurs de vin !


Découvrez en suivant ce lien toute notre gamme de cours académiques, dont le cours VOG 3 « Cépages et terroirs ».