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Archives - Mars 2018

Le 29 mars 2018 à 10:54

Trois astuces pour réussir son accord vin et chocolat


 


Bientôt Pâques ! Vous savez qu’il sera difficile de résister aux œufs pralinés, ou aux ganaches bien  corsées. Un vrai régal pour les enfants, mais pas seulement ! Vous le savez sûrement, le vin et le chocolat sont deux produits qui ne sont pas si simples à marier et il faut comprendre comment s’y prendre pour ne pas commettre d’impairs.


 


1°/ L’accord classique veut qu’on associe le chocolat avec des vins rouges à forte sucrosité, idéalement des vins doux naturels (comme des vins de Maury, Banyuls ou Porto), et cela fonctionne bien ! Le sucre de ces vins permet d’atténuer l’amertume du chocolat et le taux élevé d’alcool leur confère le pouvoir de tenir tête au chocolat qui a sinon souvent la fâcheuse tendance de prendre le dessus sur le vin


 


2°/ Mais, d’autres accords sont possibles, à condition de se rappeler que dans la fève du cacao, il y a beaucoup de tanins (et oui, les tanins ne sont pas réservés aux vins). Concrètement, les vins blancs ou bien les vins rouges légers, peu charpentés, avec une structure tannique faible seront complètement anéantis par le cacao. Donc oublions ces vins. En revanche, si vous disposez d’un vin avec une belle charpente (donc des tanins bien présents) et une belle puissance (suffisamment d’alcool), vous avez probablement un bon candidat pour un mariage réussi avec le chocolat. Quelques exemples : un joli Côtes du Roussillon Village par exemple, ou bien un Haut-Médoc de quelques années.


 


3°/ Enfin, n’oubliez pas ce vieil adage « Qui se ressemble s’assemble », particulièrement vrai en matière d’arômes. Si vous choisissez un vin avec des arômes de chocolat, vous maximisez vos chances de réussir votre accord. Si votre chocolat a des éclats de framboise ou de cerises (hum, Mon chéri !!!), essayez de trouver un vin dans lequel on retrouvera cette aromatique de fruits rouges !


 


Pour en savoir plus, n'hésitez pas à prendre un cours Vins et Chocolat avec Prodégustation pour découvrir tous les secrets de cet accord parfait ! 

Le 9 mars 2018 à 18:16

Les surprises de la capsule à vis.


Dans le cœur des Français, la capsule à vis est directement associée à un vin bon marché... Mais si cela est parfois vrai, la réalité est bien plus complexe.


En effet, 80% des vins étant bus dans les 18 mois suivant l'embouteillage, le mode de bouchage (capsule, liège, plastique, verre…) n’a aucune importance car le vin évolue alors encore grâce à l’air du goulot et non du bouchon. A l’inverse, on a aussi constaté que plusieurs bouteilles d'un même grand vin dans un vieux millésime (15 ans et plus) bouché au liège présentaient des différences notables alors que la recherche a développé des capsules qui vont apporter systématiquement la même quantité d’air au vin.


De plus, ce désamour pour les capsules à vis est un sentiment assez français ou en tous cas latin comme ont pu le montrer les faits.


 Les Grands Crus ont aussi eu droit à leur capsule


Dans les années 2000, le domaine Laroche, étendard de Chablis, a passé tous ses vins, Premiers Crus et Grands Crus compris, en capsule à vis. Il en est allé de même pour André Lurton qui a la même période a mis ses Grands Crus blancs de Pessac-Léognan (le Château Couhins-Lurton notamment) en capsule. A l’époque, l’industrie du liège se reposait sur ses lauriers et la qualité des bouchons baissait, rendant les alternatives d’autant plus attirantes !


Cependant, ces producteurs réputés sont revenus au liège quelques années plus tard, en partie parce que l’industrie du liège s’était ressaisie et que la qualité était de retour, mais principalement pour être plus proches des besoins culturels français. Néanmoins, il semblerait que d’un point de vue œnologique, la capsule ait été plutôt un apport positif, même si le liège après les progrès des fabricants donne de très bons résultats aussi.


L’attachement au liège est avant tout culturel


Nous le voyons donc : c’est avant tout un blocage culturel en France qui pousse à minimiser l’emploi de la capsule. Dans le nouveau monde – Océanie, Amériques… - la plupart des vins, y compris parmi les grands, sont bouchés avec une capsule. Et surtout, contrairement à la France, ces pays ne font pratiquement pas de vin de tous les jours en bouchon-liège, ce qui diminue d’autant leur taux de bouteilles défectueuses.


Mais surprise : en Europe aussi, les mentalités sont différentes ! En effet, dans les pays peu ou pas producteur d’Europe du Nord, la demande pour les capsules est forte. A titre d’exemple, voici un chiffre fort : 58% des Français achètent des vins portant des bouchons en liège contre 18% des Britanniques !


Pour y voir clair dans le vaste monde du vin et agir en amateur averti, ce n’est pas forcément la peine de faire deux ans de sommellerie : une séance avec un professionnel qui vous donne les bons gestes et quelques connaissances simples suffisent à tout changer. Pour cela, retrouvez-nous pour un cours-dégustation dans nos COURS VOG ACADEMIQUES PROEDEGUSTATION