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Le Blog

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Archives - Novembre 2015

Le 25 novembre 2015 à 06:00

Les défauts du vin : identifiez à coup sûr les vins à jeter dans l'évier

Vous avez sans doute déjà cru sentir un défaut dans un vin, mais ne rien dire car les autres convives avaient l’air de ne rien sentir de particulier. Et pourtant, comme vous, les autres convives se demandaient si quelque chose clochait ! En effet, les situations dans lesquels un léger défaut se fait sentir mais où le vin est bu quand même sont nombreuses. Pour les éviter, il n’existe qu’une seule solution: apprendre à repérer à coup sûr les défauts du vin pour ne plus avoir peur de renvoyer une bouteille ! C’est ce que nous allons donc apprendre à faire aujourd’hui.


Il y a différents types de défauts qui s’identifient à différentes étapes de la dégustation. Certains se reconnaissent à l’œil, d’autres au nez et malheureusement, certains ne se sentent qu’une fois le vin en bouche. Alors, en réalité, tous les défauts se sentent en bouche, c’est bien pour ça que ce sont des défauts, mais si on peut les repérer au plus vite, et éviter de plonger son nez ou ses lèvres dans un vin mauvais, autant ne pas s’en priver, n’est-ce pas ?


1. Ce que l’œil du vin nous dit. 


L’étape de l’œil permet de repérer facilement un potentiel grave défaut.Heureusement, ce type de défaut se fait de plus en plus rare : il s'agit des contaminations bactériennes. Si votre vin est trouble lorsque vous le mettez face à une source de lumière, soyez attentif : soit votre vin a du dépôt si c’est du rouge, soit il présente des cristaux de tartre si c’est du blanc, soit il souffre d’une contamination bactérienne. Le dépôt et les cristaux de tarte sont des phénomènes normaux qui n’altèrent pas la qualité du vin. En revanche, la contamination bactérienne lui fait perdre tout son goût !


Donc comment les distinguer ? C’est très simple. Il suffit pour ça de poser votre verre sans y toucher quelques minutes. Si le trouble semble tomber vers le fond du verre, c’est du dépôt ou des cristaux de tartre. Si le trouble reste uniforme dans le verre, c’est une contamination bactérienne, et il faut jeter le vin !


2. Les défauts identifiables au nez.


Il faut apprendre à distinguer différentes odeurs qui indiquent des défauts ayant des origines différentes. Attention ! Parfois l’odeur ne se substitue pas aux arômes du vin, mais vient simplement s’y ajouter : il faut donc être attentif et intransigeant. Voici les différentes odeurs auxquelles il faut prêter attention :


- L’odeur de fruit bled, qui fait penser à une fraise trop mûre, avec un goût de vieux papier. Ce défaut vient d’un raisin qui n’était pas frais et sain au  moment de la vendange. C’est bien sûr un vin à jeter !


- Le nez de vinaigre qu’on trouve dans un vin qui a poursuivi son évolution naturelle. C’est-à-dire que le vin ne s’est pas stabilisé une fois en bouteille, et c’est un vin à jeter aussi.


- Les vins oxydés qui ont une odeur fade ou cuite. Dans ce cas, les vins étaient peut-être bons à l’origine, mais les vins ont été mal bouchés et l’oxygène de l’air les a attaqués et abîmés.


- Les arômes de brulé, qui s’apparentent à l’odeur d’un four chaud qui a tourné à vide, se développent lorsqu’un vin a été stocké à une température excessive. Ce défaut peut parfois se voir lorsque le bouchon est un peu remonté dans le goulot.


- Enfin, il y a les fameux vins bouchonnés qui se caractérisent par une odeur de carton mouillé ou de vieille cave humide.


3. Les défauts qu’on ne sent qu’en bouche.


Ces défauts-ci sont les pires puisqu’ils ne se détectent peu ou pas au nez et c’est donc votre bouche, qui va être mise à l’épreuve ! En cas de doutes (de drame ?), il ne faut pas hésiter à demander à vos co-dégustateurs s’ils sentent la même chose que vous.


Le premier de ces défauts est une amertume désagréable. Celle-ci est due à un excès de présence de la matière végétale comme les rafles ou les feuilles de vigne lors de la fermentation. C’est en quelque sorte un syndrome de la vendange mal nettoyée !


Le deuxième de ces défauts, c’est un goût métallique dans le vin. C’est ce qu’on appelle un faux goût, c’est-à-dire un goût qui est dû à un contact avec des substances étrangères au vin. En l’occurrence, il s’agit d’un matériel de vinification mal lavé. Il peut s’agir du pressoir, des cuves ou tout simplement d’un tuyau utilisé pour faire les tirages.


Pour bien repérer les défauts des vins, il faut avoir une méthode de dégustation irréprochable. Notre équipe d’œnologues et de sommeliers formateurs vous donneront toutes les clés pour bien déguster et repérer les défauts du vin lors de notre cours académique VOG 2. Nous avons notamment mis au point un jeu des défauts du vin avec des flacons d’arômes reproduisant les différentes odeurs pour les identifier à coup sûr.


Pour vous inscrire à un cours VOG 2  et apprendre à identifier les défauts du vin, c’est par ici !

Le 18 novembre 2015 à 06:00

Les deux astuces pour identifier les cépages de votre vin

Trouver le cépage de votre vin en dégustation est un parcours semé d’embûches. Vous pensez reconnaître un cépage que vous avez déjà dégusté récemment, vous vous lancez en annonçant le nom dudit cépage, et patatra ! Ce n’est pas le bon. Alors que faire ? Déjà, ce n’est qu’avec pas mal d’entraînement que vous arriverez à reconnaitre un cépage à tous les coups. Mais avant cela, il y a deux astuces qui vous permettront d’apprendre à connaître les cépages. Cela vous permettra de faire baisser au fil du temps votre taux d’erreur et ça vous donnera confiance en vous !


1. Il faut savoir relier les différents cépages aux  régions où ils sont cultivés


2. Il faut connaître les grandes caractéristiques des principaux cépages


Relier cépages et régions


Chaque région a ses cépages ! Même si certains cépages sont présents dans plusieurs régions, vous limiterez les possibilités en sachant quel sont les cépages cultivés dans chacune des grandes régions viticoles françaises. En effet, on constate que les débutants en dégustation sont parfois trop enthousiastes et croient reconnaître les saveurs d’un cépage alors qu’en fait ce sont des arômes d’élevage qui ne doivent rien au cépage. C’est une erreur qui pourrait être évitée plus de la moitié des fois.


 En consultant à chaque dégustation une carte de France des cépages (qui fera par exemple un très joli fond d’écran pour votre téléphone - ou un joli poster !), fini pour vous de tomber dans le panneau en reconnaissant une syrah à Saint-Emilion !


  Imprimez la carte de France des cépages et placez les vins que vous dégustez ! 


 Pour bien mémoriser les différents cépages, le troisième niveau de nos cours académiques est justement dédié aux cépages et aux terroirs. Découvrez le ici !  Un expert du vin vous apprendra à identifier les cépages à travers la dégustation, ce qui donnera un bon boost à votre progression en dégustation.


Les caractéristiques gustatives des 10 grands cépages de France


Autre astuce qui vaut son pesant de raisins : les cépages arrivent dans votre verre avec un petit flot d’indices gustatifs qu’il faut prendre le temps d’identifier. En fait, chaque cépage a quelques arômes « signatures » qui permettent de l’identifier. Mais attention ! Parfois vous retrouverez un seul de ces arômes, parfois plusieurs, ce qui simplifie la tâche, et parfois aucun parce que d’autres dimensions du vin auront pris le dessus. Voici donc ci-dessous les arômes clés des 10 principaux cépages en France.


Le tableau des signatures aromatiques des grands cépages


Pour tout savoir des cépages, entraînez-vous mois après mois grâce à un abonnement vin My VitiBox à partir de 20 euros par mois. Vous trouverez dans le magazine une présentation détaillée des cépages qu’on retrouve dans les vins que vous dégustez ainsi que de nombreuses autres informations.


Les cépages expliqués dans une fiche dégustation de notre magazine !


 

Le 4 novembre 2015 à 06:00

La méthode pour récolter le maximum d’infos sur le vin grâce à un bon examen visuel.

La plupart des amateurs de vin ont bien compris qu’une bonne dégustation commence par un bon examen visuel du vin. On lève son verre devant ses yeux, on le fait osciller, et on admire sa robe. Jusque-là, c’est simple. Mais à part admirer la couleur de la robe, pourquoi cette étape est-elle indispensable ?


Lorsqu’on sait décrypter les 4 grands aspects visuels du vin, on peut faire des suppositions avancées qui permettent de donner un cadre à la dégustation. Ce n’est qu’en fixant ce cadre lors de l’étape du Visuel que vous pourrez bien analyser votre vin (et éventuellement l’identifier si vous dégustez à l’aveugle !) lors des étapes de l’Olfactif et du Gustatif.


Vous voulez savoir comment ? Alors c’est parti pour les 4 points du Visuel du vin à analyser.


1. La robe


La robe du vin, c’est sa couleur, et cela va être le premier indice de la dégustation.


La robe ne permet pas de déduire immédiatement quel est le cépage du vin, mais elle permet d’en écarter certains. Ainsi, le cabernet sauvignon est connu pour avoir une robe dans des nuances plutôt grenat alors que le pinot noir est plutôt cerise ou rubis. Plusieurs cépages partagent la même robe, mais en observant bien, vous pourrez déjà écarter tous ceux qui sont à l’autre bout du spectre.


Je vous suggère de cliquer sur l'image pour l'imprimer et l'avoir sur vous à chaque dégustation ! 


2. L’intensité colorante


Deuxième indice : l’intensité colorante. Pour juger de celle-ci, placez votre joli petit verre entre votre œil et une source de lumière. Plus l’intensité colorante est marquée, moins on distingue la source de lumière à travers le vin. L’intensité colorante indique principalement le niveau de concentration du vin qui donne des indices sur trois choses :


1-Un vin produit dans une région méridionale est en moyenne plus coloré qu’un vin issu d’une région septentrionale


2-Les grands terroirs concentrent les baies en sucres et en acides organiques, ce qui concentre du coup le vin


3-Un vin élevé en fût sera généralement plus concentré qu’un vin élevé en cuve inox ou béton


Ainsi un grand pinot noir de Bourgogne élevé en fût, très concentré, peut avoir une intensité colorante comparable à celle d’un petit cabernet sauvignon du Languedoc élevé en cuve et donc peu concentré. Donc on avance, mais il faut continuer notre enquête.


3. La brillance


Le degré de brillance d’un vin permet de tirer des conclusions éclatantes ! La brillance du vin est sa capacité à réfléchir la lumière d’une source lumineuse placée cette fois-ci du même côté de votre verre que votre œil. Votre vin est-il terne, mate, brillant, éclatant, étincelant ?


Le degré de brillance est lié au niveau d’acidité, donc à l’âge du vin. En effet, le niveau d’acidité du vin décroît tout au long du cycle de vie du vin, donc plus un vin est brillant, plus il a de chances d’être un jeunot, alors qu’au contraire un vin terne sera un auguste monsieur d’un âge vénérable qui aura probablement développé des arômes très intéressants.


4. Les larmes


Ne fondez pas en sanglots ! Les larmes du vin sont les gouttes qui ruissellent le long de la paroi de votre verre lorsque vous faites osciller celui-ci pour les mettre en évidence.


Différents niveaux de larmes. 


Plus les larmes sont épaisses, plus le vin va révéler une texture onctueuse en bouche. Et une texture épaisse, c’est signe que le vin contient pas mal d’alcool, des sucres résiduels et du glycérol, une molécule inodore et sans goût qui comme l’alcool est issue de la fermentation des sucres. En bref, un vin aux larmes épaisses est un vin issu de raisins riches en sucres dès l’origine, donc un vin a priori sudiste comme nous l’avons déjà vu !


Voilà, à l’issu de votre examen visuel, vous devriez déjà être capable de situer approximativement l’origine de votre vin sur une échelle de qualité, sur une frise chronologique et sur une carte de France. En prime, vous aurez une idée des cépages qui le composent, ce qui limite encore plus les possibilités géographiques, chaque cépage ne se retrouvant que dans quelques régions spécifiques.


C’est donc un très bon début qui va vous faciliter les étapes de l’Olfactif et du Gustatif ! 


Et pour développer tous les bons réflexes de dégustation, l’équipe de Prodégustation a mis au point la méthode VOG (Visuel – Olfatif – Gustatif). Pour parfaitement maîtriser cette méthode et devenir un as de l’examen visuel du vin (entre autres !), nous vous recommandons de suivre les cours VOG académiques en commençant bien sûr par le VOG 1.


Suivez ce lien pour tout savoir des cours VOG académiques et devenir un pro de la dégustation.