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Le Blog

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Le 20 janvier 2015 à 10:27

Zoom sur une appellation : Moulin-à-Vent

appellation-beaujolais


Moulin-à-Vent est une appellation viticole de 644 hectares située au nord de la région du Beaujolais. Elle se trouve à cheval sur deux communes et deux départements : Chénas (Rhône) et  Romanèche-Thorins (Saône et Loire).


Vin historiquement présent à la table des rois et des personnages influents de notre pays, l’aire de production du Moulin-à-Vent est délimitée dès 1924 (il fût le premier cru délimité du Beaujolais). L’appellation quant-à-elle, vit le jour en 1936 par décret de L’INAO.


Son nom provient d’un moulin à vent classé monument historique en 1930 et situé au cœur de l’appellation, au sommet d’une colline.  


Les sous-sols de l’appellation Moulin-à-Vent sont principalement composés de granite couvert de sables donnant des sols pauvres et bien drainés. Le gamay est, comme pour toutes les appellations du Beaujolais, le cépage quasi-exclusif entrant dans la composition des vins.


Plusieurs climats sont répertoriés dans l’appellation Moulin-à-Vent : Le Clos, le Carquelin, Champ de Cour, les Rouchaux, en Morperay, les Burdelines, la Roche, la Delatte, les Bois Maréchaux, la Pierre, les Joies, Rochegrès, la Rochelle, Champagne, les Caves, Grenerier, Plantier Favre et les Vérillats


Les moulins-à-vent peuvent être des vins de longue garde notamment grâce au manganèse présent dans le sol. Ce sont des vins charpentés, puissants, tanniques, robustes dans leur jeunesse, ils prennent de l’élégance au vieillissement et développent des arômes d’épices et de fleurs (violette).

Le 15 janvier 2015 à 09:26

NOUVEAU : l'atelier les secrets des rosés

atelier-vin-rose


Du rose pâle au rose soutenu, les vins rosés sont de plus en plus plebiscités par les consommateurs. S'ils sont principalement dégustés en été, certains amateurs leur sont fidèles toute l'année. 


Pour découvrir ces vins encore trop souvent méconnus des amateurs, nous vous proposons une nouvelle formule ludique : un atelier de 2h dédié aux vins rosés.
Des modes d'élaboration en passant par l'élevage ou les régions de production, vous y dégusterez 5 vins rosés d'une grande qualité. Laissez-vous surprendre par leurs arômes et leur complexité ! 


Retrouvez un de nos articles dédié à ces vins (histoire, accords mets et vins...) par ici : http://www.prodegustation.com/blog/articles/vins-roses.html 


Pour découvrir les dates des ateliers rosés dans votre ville, rendez-vous sur notre site


info-atelier-rose


 

Le 13 janvier 2015 à 10:29

Zoom sur un cépage : le riesling

riesling
Le riesling est un cépage blanc originaire de la vallée du Rhin.


Amateur de climats froids, il est évidemment cultivé en Allemagne, tout comme en France (du côté de l’Alsace où il représente 20% de la surface plantée), au Canada, en Australie ou en Nouvelle-Zélande.


L’origine du  nom riesling viendrait de « verrieseln » (qui signifie couler en allemand) car ce cépage est sensible à la coulure (en cas de trop mauvaises conditions climatiques, la fleur tombe, rendant la fécondation impossible. Il n’y a donc pas de production de raisins). Une autre version existe : « reißende Säure » signifiant « acidité mordante ».
L’histoire du riesling remonte au IXème siècle au nord du Rhin, lorsque les premiers plants furent cultivés en 843, au lendemain du partage de l’empire de Charlemagne. Le riesling n’a été implanté en Alsace qu’à la fin du XVème siècle. Sa culture se développe en France au XIXème siècle mais ce n’est qu’après les années 1960 qu’il deviendra un cépage parmi les plus réputés d’Alsace. 


Le riesling permet d’élaborer des vins blancs secs, moelleux ou liquoreux (vendanges tardives, vin de glace au Canada…), pouvant être dotés d’un bon potentiel de vieillissement. Rarement assemblé à d’autres cépages, il est reconnu pour être très représentatif du sol sur lequel il pousse (idéalement pauvre et caillouteux).


Les arômes typiques du riesling sont ceux de fruits (citron, citron vert, pomme), de fleurs (chèvrefeuille, acacia, tilleul) et de silex ou de pétrole (lors du vieillissement).
En bouche, le riesling est caractérisé par une belle acidité octroyant au vin une grande fraicheur.


Retrouvez deux superbes rieslings alsaciens dans nos cours d’œnologie : le riesling Herrenreben du domaine Schoenheitz lors du cours VOG3 sur les cépages et terroirs et le riesling Terroir d’Alsace du domaine Zind Humbrecht lors de l’atelier de dégustation « le B.A-ba du vin ».


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Le 8 janvier 2015 à 10:13

La fin d'année des Wine Explorers

Nous les avions quittés en octobre aux Etats-Unis, nous les retrouvons aujourd’hui… En Australie ! Les Wine Explorers n’arrêtent (presque) jamais. Après un séjour au pays de l’oncle Sam et l’exploration des vignobles d’Amérique du Sud, ces messieurs se sont octroyé un break bien mérité de 15 jours en France pour les fêtes de fin d’année.  


Revenons tout d’abord sur l’aventure nord-américaine pour noter que la Californie, Etat où se concentre 90% de la production de vin, a été volontairement mise de côté au profit de l’Idaho, de l’Utah, du Colorado ou encore du Texas. Des paysages viticoles qui nous étaient jusqu’alors inconnus et qui font rêver !
wine-explorers-etats-unis


Puis direction le Mexique, le Pérou, la Bolivie, l’Uruguay, et le Brésil… Après des dizaines voire des centaines de domaines viticoles visités, de vins dégustés et de personnes rencontrées, la motivation est toujours intacte. Si la bonne humeur est de mise (jugez plutôt avec la photo ci-dessous), les Wine Explorers ne perdent pas de vue leur objectif : découvrir, déguster et sélectionner les échantillons de vins qui seront rapatriés en France pour être re-dégustés en présence d’autres professionnels dans le but de créer une base de données géante. Autant dire qu’il y a du pain sur la planche…


wine-explorers-bolivie


Leur arrivée en Tasmanie (Australie) est prévue pour aujourd’hui. Pour l’instant, le compteur affiche 123 270 km parcourus, 1 616 vins dégustés, 178 domaines viticoles visités et 23 pays explorés.


La suite dans quelques semaines !

Le 24 décembre 2014 à 10:09

Accords de fêtes : quels vins avec la bûche de Noël ?

buche BLOG Que boire cette année avec la bûche de Noël ?  
Votre repas de fête s’est bien déroulé ? Alors autant bien le terminer !  
Qui n’a pas fait l’expérience manquée d’un champagne brut  sur une bûche de Noël au beurre - ou pire - au chocolat ou au café ? Mais qui donc a eu cette idée ? On déguste un vin au PH très bas, vif, gazeux, vineux et sans sucre sur un dessert sucré, gras, immensément persistant et amer en finale (chocolat ou café).
Changez les habitudes : Si cette année vous êtes invités à Noël et que votre hôte, pour associer à la bûche, vous sort un champagne d’un producteur qu’il connaît par le copain d’un copain alors, proposez-lui une alternative ! 
Vous souhaitez rester sur un champagne ? 
Pensez aux demi-secs (32 à 50g de sucres / l) et aux doux (> 50g de sucre / l). Idéalement, il faudra pour accompagner ce vin choisir une bûche au parfum bien particulier : caramel, vanille, fruits à chair jaune.    

Avec la bûche au chocolat : si la base est au chocolat noir, il va falloir un vin apte à contrebalancer la force cacaotée et l’amertume.   Les VDN (vins doux naturels) rouges rempliront très bien ce rôle. Direction les Pyrénées Orientales avec les VDN Maury et Banyuls élevés en milieu réducteur « rimage », « vendange », « récolte » et « vintage » pouvant apporter leurs sucres, leurs fruits rouges et une trame tannique suffisante pour contrer le chocolat. Les Portos Ruby avec un LVB (Late-Bottled-Vintage) ou encore mieux un Vintage seront magnifiques de fruits noirs, d’épices et de touche cacaotée. 

Avec la bûche aux fruits exotiques : parfait avec des vins moelleux et liquoreux. En premier lieu, on pourra choisir la Vallée de la Loire avec ses coteaux-du-layon, quart de chaume, bonnezeaux, coteaux de l’aubance. Les notes exotiques, de miel d’acacia et d’écorces d’agrumes du chenin blanc feront merveille à table.   Les vins d’Alsace avec des vendanges tardives ou sélections de grains nobles en muscat ou gewurztraminer (parfums exotiques) sauront agréablement s’harmoniser avec une bûche aux litchis ou à l’ananas.   Les VDN à base de muscat tel le beaume-de-venise du Cap Corse ou de Saint-Jean-de-Minervois donneront des arômes d’oranges et de miel qui s’accorderont avec le dessert.   Dans le sud-ouest vous pourrez ouvrir un gaillac doux à base de loin de l’œil (cépage) avec ses notes de coing et de miel, un jurançon avec son miel floral et son bouquet exotique, un pacherenc-du-vic-bilh et son nez d’abricot et de mangue ou un monbazillac et son nez de fruits confits et de mirabelle.  

Avec la bûche au café :   l’idéal serait de déguster un café frais et acidulé d’Ethiopie tel un Moka Sidamo, Moka Harrar ou Moka Yrgacheffe pour l’accord parfait. Mais certains vins peuvent admirablement remplir ce rôle. Le premier d’entre eux est un vin du sud de l’Espagne : le P.X. Abréviation du cépage pedro ximenez, il est cultivé dans la région du vignoble andalou (Montilla-Morilles, Malaga, Xérès). Les grappes sont exposées au soleil pour un passerillage hors souche dans le but d’augmenter la concentration en sucre des baies suite à l’évaporation de l’eau. Son nez est digne d’une grande liqueur de café avec ses arômes de moka, de fumée, de cacao amer, de boisé. Un compagnon sirupeux qui permettra de terminer un repas pantagruélique.
Pour conclure, en lisant un vieil article sur les vins et desserts de 1985, il était écrit : « les desserts c’est le pont aux ânes des amoureux des vins ».   Phrase qui fait bien sourire, aujourd’hui la palette de vins sucrés nous étant offerte permet de trouver la solution et le plaisir d’associer parfaitement un vin et un dessert. Alors régalez-vous !